«Nato a Empoli, in un tranquillo pomeriggio del 1989, precisamente il 19 maggio. Sono cresciuto a Martignana una frazione del comune di Montespertoli, nel cuore della toscana. Della letteratura mi hanno sempre affascinato i “poeti maledetti” per la loro contorta visione del reale e per il tipo di vita che facevano».

Nel 2014 ha pubblicato la raccolta Orribile privilegio (Edizioni Ibiskos – Editrice Risolo) dal quale sono tratte le poesie che seguono.

« Je suis né à Empoli, un tranquille après-midi de l’année 1989, précisément le 19 mai. J’ai grandi à Martignana un hameau près de Montespertoli, au centre de la Toscane. J’ai toujours été fasciné par les “poètes maudits” par leur vision tordue du réel et par la vie qu’ils conduisaient ».

En 2014, il a publié le recueil Horrible privilège (paru aux Éditions Ibiskos – Editrice Risolo).

Poesie/Poésies

Mi soffermo, dentro la piega degli eventi, nell’angolo remoto di una pagina già letta. Attendo il lettore, che riscopra curioso il profumo della carta, che sospenda la realtà per introdursi nell’impaginazione del pensiero. Avvolto dal buio angolare, sospeso sulla punta di una storia, rimango immobile, sognando di serpeggiare tra le lettere scritte dal passato.

Je m’attarde, dans la tournure des évènements, dans le sombre recoin d’une page déjà lue. J’attends le lecteur, qu’il redécouvre, avec curiosité, le parfum du papier, qu’il suspende le cours de la réalité pour s’introduire dans la mise en page de la pensée. Entouré par le noir angulaire, suspendu sur la pointe d’une histoire, je reste immobile, en rêvant de m’insinuer entre les lettres du passé.

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Lentamente infilo la penna, dentro alla carne, dove il piacere dell’uomo si realizza incantato, dove scorrono i fiumi della beatitudine, e bagnano le pendici delle montagne, sul punto più basso dell’emisfero femminile. Ora, tu che divarichi le serpeggianti cosce, tu che nefasta hai concepito solo un attimo di antico fervore, godi e ammiri, con occhi da bambina. Con i lineamenti contratti, e con le labbra carnose, permetti al corpo di scuotersi, di flettersi su se stesso, e di vibrare, quando all’apice del godimento, raggiungi l’estasi e spalanchi ancor più i rilievi che proteggono lo Stigie. Allora stanca, distrutta e pericolante, non permetti che una posa sbagliata, vanifichi il diletto supremo, e insoddisfatta, ti metti a cavalcare la parola, fantino indisponente, frustando il cavallo, spronandolo a dare di più, mai vinta da questo sapore inesplorato.

Lentement le stylo pénètre dans la chair là où le plaisir de l’homme se réalise enchanté, là où coulent les fleuves de la béatitude qui mouillent les flancs des montagnes jusqu’au point le plus bas de l’hémisphère féminin. Maintenant, toi qui écartes tes sinueuses cuisses, toi, qui ne conçois, qu’un néfaste instant de ferveur, tu jouis et admires, avec des yeux de petite fille. Avec les traits contractés, et tes lèvres charnues, pendant que ton corps s’agite et se replie sur lui-même, pour vibrer lorsque au sommet de la jouissance, tu atteints l’extase et tu ouvres encore plus les portes qui protègent le Styge. Enfin épuisée et défaite, en t’écroulant tu ne permets pas cependant qu’une pose malhabile compromette le suprême délit, et insatisfaite, tu recommences à chevaucher la parole, tel un jockey irrité, tu continues à fouetter ton cheval, le forçant à donner plus, jamais rassasiée de cette saveur inconnue.

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Pila feroce fu l’amore che ascoltai gemere. Giada pudica fosti al tocco disonesto dell’amante. Feroce e precoce, nacque acerba sull’oriente profetico un’utopica fantasia. Sibilla dell’estasi, soverchi la legge dell’onere e meretrice, confidi all’aspro oltraggio il segreto visto dal basilisco.
Concreta illusione, percorri sul frammento opaco il cammino dissestato, e senza coraggio, rifiuti il misero dono che a Dio rivela l’uomo.
Svelai, sulla colonna sgraziata, l’unica verità.
Appagato dal prolungato lamento, falciai il tralcio prescelto, materia possente solo per l’animale che davvero nutre.
Capitano senza carica, conduco l’esercito astratto dove l’enfasi non conosce sconfitta.

Pile féroce fut l’amour que j’entendis gémir. Jade pudique au toucher malhonnête de l’amant. Féroce et précoce, la fantaisie utopique naquit acerbe dans l’orient prophétique. Sybille de l’extase, tu franchis la loi du devoir, toi la catin qui confis à l’outrage le secret du Serpentium Basilscus. Tu es l’illusion concrète qui parcourt le chemin accidenté, sur le fil d’un fragment opaque, toi, sans courage, qui refuse le don misérable que Dieu révéla à l’homme.
J’ai dévoilé, au pied de la colonne malheureuse, l’unique vérité.
Rassasié par les lamentations prolongées, j’ai fauché la branche choisie, matière puissante seulement pour l’animal qui nourrit vraiment.
Capitaine sans charge, je conduis l’armée abstraite là où l’emphase ne connait pas la défaite.

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M’aggrappo ai lembi della passione e torrido prego l’appetito di non svanire, quando l’afa che m’imprime il torace prende il sopravvento. Scalzo, percorro il degradante martirio che amabile percuote il mio cuore, fino a far di me l’unica via di fuga da te.

Je m’accroche aux limbes de la passion et brûlant je prie l’appétit de ne pas disparaître quand la chaleur étouffante qui me comprime le thorax prendra le dessus. Pieds nus, je parcours le dégradant martyr qui aimablement, percute mon cœur, jusqu’à ce que je devienne ma seule issue possible à toi.

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Amare, spingere via, anche se cieca…una piccola bugia…la metamorfosi di un bacio, di mancato stile, con poco fervore…alimentato di un triste ricordo su di una mancata gioia…di questa mia passione, di questa mia maschera, da questa mia voglia sorgerà ancora un uomo. Su di un trono di macerie poserò la mia corona di spine, e lacera la mia anima sorgerà, sconfitta. Ma di nuovo pura e ancor più rinnovata. E la dove l’uomo prega il fato, trovo le mie colpe, che sono i vostri desideri. Trovo la maledizione di un poeta, la dannazione per una sposa, la condanna per Alto Tradimento. La felicità che piange, la gloria che brinda alla rovina, e la sorte che deride se stessa e con un profondo inchino, muore.

Aimer, repousser, même le plus aveugle… des petits mensonges… la métamorphose d’un baiser, sans style, sans ferveur… alimentée par le triste souvenir d’une joie ratée… de cette passion qui est la mienne, de ce masque, de cette envie naîtra encore un homme. Sur un trône de décombres je poserai ma couronne d’épines, et mon âme déchirée renaîtra, défaite. Mais à nouveau pure et renouvelée. Et là où l’homme prie le destin, je trouve mes fautes ; ce sont vos désirs. Je trouve la malédiction d’un poète, la damnation pour une épouse, la condamnation pour haute trahison. Le bonheur qui pleure, la gloire qui trinque à ma perte, et le sort qui se moque de lui-même et qui avec une profonde révérence, meurt.

***

Come dell’abito bianco si sogna il giorno, senza altrettanta fretta se ne fanno le prove…tutti fan scorrere il dito su uno schermo, invece che fra antiche foreste o giovani rose…e questo presente, deviato dal sublime strisciare della discordia, partorisce onori e doveri…nella primavera della mia fantasia germogliano parole che corrompono i pensieri di una vergine Venere…leggere poesia, tingersi di oro un’anima ignorante, ma non meno importante quando vale una preghiera…la vita, come fosse un quadro immobile senza la firma del proprio autore…la speranza sorride alle anime sole, quasi ad imporre una tormentosa resa dei conti…come se la falce sorridesse prima del colpo… come divenir felici se neppure l’alba appaga più l’anima di un povero soldato…

Comme en rêve du jour où l’on mettra la robe blanche, ainsi sans trop se dépêcher l’on fait la répétition avant le mariage… Tout le parcours du doigt un écran, au lieu de parcourir d’anciennes forêts ou se promener parmi des roses écloses… et ce présent, détourné par la discorde qui rampe, enfante des honneurs et des devoirs… dans le printemps de mon imagination bourgeonne des mots qui peuvent corrompre même les vierges pensées d’une Vénus… lire de la poésie, se peindre d’or l’âme ignorante, mais non moins importante quand elle vaut autant qu’une prière… la vie, la vie comme si elle était un tableau immobile sans la signature d’un auteur… l’espoir sourit aux âmes solitaires, comme s’il voulait presque leur imposer le tourment d’un règlement de compte… comme si la faux souriait avant de frapper… comme être heureux si l’aube elle-même n’arrive plus à étancher l’âme d’un pauvre soldat…

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